<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595</id><updated>2012-02-17T18:57:02.896-08:00</updated><category term='Vierge Marie'/><title type='text'>Visage féminin de l'Église</title><subtitle type='html'>Découvrir les grandes femmes de l'Eglise depuis le début du christianisme et explorer la vocation de la femme dans l'Eglise et dans la société</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>17</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-6752782169240945579</id><published>2010-12-27T13:21:00.002-08:00</published><updated>2010-12-27T13:27:22.146-08:00</updated><title type='text'>Noël - Elle!</title><content type='html'>Le Devoir. Benoît Lacroix   24 décembre 2010  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux mille ans qu'on en parle. Sans elle, Marie de Bethléem, Marie de Nazareth, ou simplement Myriam, il n'y aurait aujourd'hui ni congé, ni fête, ni Noël. Entre-temps, tout ce que l'on dit, tout ce que l'on pense, tout ce que l'on croit. Compatriote identifiée des grandes héroïnes de l'espérance messianique, Sara, Léa, Rachel, Rébecca, Ruth, Esther, Judith, Marie de Nazareth, la mère de Jésus ne cesse, tant en Orient qu'en Occident, d'habiter l'imaginaire des arts et de la culture. Sa vie, et même sa mort en l'an 50 (?), baigne souvent dans le merveilleux. Pourquoi pas? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, partout, aujourd'hui encore, voici des litanies de mots et de titres en son honneur, qui s'embranchent les uns avec les autres. Elle serait à la fois jeune fille, femme, fiancée, épouse, mère... et vierge, vierge pendant, avant, après. En plus, mais cette fois selon les âges et les époques, elle est reine, châtelaine, suzeraine, dame exemplaire et même, nous ne nous y attendions pas, avocate qui tient tête au diable et à Dieu. Il faut préciser que ce Dieu, au Moyen Âge, avait parfois la réputation peu enviable d'abuser de sa toute-puissance. Quant au diable, concurrent éternel de Marie, il lui en voudrait à mort, jusqu'à souhaiter se faire ermite un jour pour mieux la séduire. Une fois de plus, peine perdue!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sait-on aussi que l'islam accorde à Marie une place de choix, assez proche de la tradition chrétienne? Plus de six cents occurrences dans le Coran. Même une sourate entière — la dix-neuvième — lui est attribuée en tant que mère de Jésus. Survient l'ange Gabriel, «signe du ciel». Elle lui dit: «Comment aurais-je un fils quand aucun homme ne m'a touchée?» (sourate 19, 20). «Ô Marie, Allah t'a élue au-dessus des femmes du monde» (sourate 3, 42).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui renvoie étrangement aux plus antiques croyances chrétiennes de Noël. Selon les textes qui les résument: «Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph. Voici que tu vas être enceinte.» Elle, tout bonnement: «Comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge?» (Luc 1, 26-34).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est depuis ce jour qu'elle, Marie, est partout magnifiée. On dirait même qu'elle l'avait pressenti: «Toutes les générations me diront bienheureuse» (Luc 1, 48).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ainsi revenir en arrière? Est-ce volonté de convaincre? Pourquoi aller si loin, ailleurs, quand ici au pays, et depuis la fondation de la Nouvelle-France, nous avons nos récits, nos légendes, nos croyances. Montréal ne s'est-elle pas nommée d'abord Ville-Marie? Tous ces espaces grandioses qui lui sont consacrés, tels Notre-Dame-de-Bon-Secours, Notre-Dame-des-Flots, Notre-Dame-des-Monts ou, même en été, Notre-Dame-des-Neiges! Pensons aussi à tous ces cantiques et cantilènes marqués si souvent d'une heureuse joyeuseté... «Au ciel! Au ciel! J'irai la voir un jour.» Plus récemment, sur les ondes de Radio Ville-Marie, nos mots et nos chansons sont diffusés jusqu'à Rimouski. Et l'imagerie, donc, qui va dans tous les sens! Les madones de Médard Bourgault (+1967) et de Sylvia Daoust (+2004). En littérature: prières, poèmes, contes en quantité quasi démesurée. Il y a Rina Lasnier, Cécile Chabot, d'autres poétesses oubliées, la grande Anne Hébert qui, toute jeune, s'exerce à l'écriture en griffonnant ses Songes en équilibre. Des strophes entières congratulant Marie, Marie à Bethléem, Marie à Cana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sécularisation, laïcisation, irréligiosité, athéisme, nihilisme, nous n'y pouvons rien. L'histoire nous hante. Voici donc une tradition entêtée, en un sens irréfutable. Encore aujourd'hui, en concert, reviennent les inévitables Ave Maria de Gounod, de Schubert, pour ne nommer que ceux-là. Tout récemment, un Québécois pure laine, le musicien Gilles Tremblay, a reçu de grands honneurs pour avoir composé des Vêpres de la Vierge. C'est heureux à plusieurs égards que la musique et les arts, qui, à leur façon, voisinent le mystère marial, le protègent de trop faciles déviations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avouons que cette histoire jamais terminée de Myriam nous rappelle à sa manière les désirs et les voeux, mais aussi les rêves d'une humanité parfaite, d'une femme parfaite. C'est d'ailleurs l'intuition à haut risque de Nietzsche dans Humain trop humain: «La femme parfaite est un type plus élevé de l'humanité que l'homme parfait: c'est quelque chose de plus rare.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, peut-être y a-t-il dans ce culte multiséculaire à Marie mère de Jésus quelques avis prophétiques: comme un hommage toujours possible à la femme et à sa puissance d'aimer. Ou comme un appel, un autre appel à un partenariat sans frontières avec elle. Dans l'égalité des réciprocités intégrées. Dans l'amour. Dans le respect. Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeuses Fêtes! Joyeux Noël!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi dit un livre sacré, le Qohélet: «Il y a un temps pour parler, il y a un temps pour se taire» (Qo 3,7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était mon dernier éditorial. À 95 ans!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-6752782169240945579?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/313644/noel-elle#reactions' title='Noël - Elle!'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/6752782169240945579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=6752782169240945579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/6752782169240945579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/6752782169240945579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2010_12_01_archive.html#6752782169240945579' title='Noël - Elle!'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-1059656260437752666</id><published>2009-08-29T13:39:00.002-07:00</published><updated>2009-08-29T13:42:41.207-07:00</updated><title type='text'>L'actualité des valeurs féminines dans la vie de l'Église</title><content type='html'>Extrait de la lettre aux Évêques de l'Eglise Catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde (n. 15)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est de l'Église, le signe de la femme est plus que jamais central et fécond. Cela provient de l'identité même de l'Église, identité que cette dernière reçoit de Dieu et qu'elle accueille dans la foi. C'est cette identité «mystique», profonde, essentielle, qu'il faut garder à l'esprit quand on réfléchit aux rôles respectifs de la femme et de l'homme dans l'Église.&lt;br /&gt;Dès les premières générations chrétiennes, l'Église s'est considérée comme une communauté engendrée par le Christ et liée à lui par une relation d'amour, relation dont l'image nuptiale est la meilleure expression. De là découle que le premier devoir de l'Église est de demeurer en la présence de ce mystère d'amour de Dieu, manifesté par le Christ, de le contempler et de le célébrer. A cet égard, la figure de Marie constitue, dans l'Église, la référence fondamentale. En utilisant une métaphore, on pourrait dire que Marie présente à l'Église le miroir où cette dernière est invitée à reconnaître son identité et les dispositions de son cœur, les attitudes et les gestes que Dieu attend d'elle.&lt;br /&gt;Toute l'existence de Marie est une invitation faite à l'Église d'enraciner son être dans l'écoute et l'accueil de la Parole de Dieu, car la foi n'est pas tant la quête de Dieu par l'être humain, que plutôt la reconnaissance par l'homme que Dieu vient à lui, le visite et lui parle. Cette foi, pour laquelle «rien n'est impossible à Dieu» (cf. Gn 18,14; Lc 1,37), se vit et s'approfondit dans l'obéissance humble et aimante avec laquelle l'Église sait s'adresser au Père: «Que tout se passe pour moi selon ta parole!» (Lc 1,38). La foi renvoie sans cesse à Jésus — «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5) — et l'accompagne sur son chemin jusqu'au pied de la croix. À l'heure des ténèbres les plus profondes, Marie demeure avec courage dans la fidélité, avec pour seule certitude la confiance en la parole de Dieu.&lt;br /&gt;C'est toujours de Marie que l'Église apprend à connaître l'intimité du Christ. Marie, qui a porté dans ses mains le petit enfant de Bethléem, enseigne à connaître l'infinie humilité de Dieu. Elle qui a accueilli dans ses bras le corps supplicié de Jésus, descendu de la croix, montre à l'Église comment accueillir toutes les vies qui, dans notre monde, sont défigurées par la violence et le péché. De Marie, l'Église apprend le sens de la puissance de l'amour, telle que Dieu la déploie et la manifeste dans la vie même de son Fils bien-aimé: «Il disperse les superbes... il relève les humbles» (Lc 1,51-52). Toujours de Marie, les disciples du Christ apprennent le sens et le goût de la louange devant l'œuvre des mains de Dieu: «Le Puissant fit pour moi des merveilles» (Lc 1,49). Ils apprennent qu'ils sont dans le monde pour garder la mémoire de ces «merveilles», et pour veiller dans l'attente du jour du Seigneur. &lt;br /&gt;16. Cependant, regarder Marie et l'imiter, cela ne signifie pas laisser l'Église dans une passivité issue d'une conception dépassée de la féminité et la condamner à une vulnérabilité dangereuse, dans un monde où comptent surtout la domination et le pouvoir. En réalité, le chemin du Christ n'est pas celui de la domination (cf. Ph 2,6), ni celui du pouvoir dans le sens où le monde l'entend (cf. Jn 18,36). On peut apprendre du Fils de Dieu que cette «passivité» est en réalité la voie de l'amour; elle est un pouvoir royal qui triomphe de toute violence; elle est une «passion» qui sauve le monde du péché et de la mort, et qui recrée l'humanité. En confiant l'Apôtre Jean à sa Mère, le Crucifié invite son Église à apprendre de Marie le secret de l'amour vainqueur.&lt;br /&gt;Bien loin de donner à l'Église une identité fondée sur un modèle contingent de la féminité, la référence à Marie, avec une disponibilité à l'écoute, à l'accueil, à l'humilité, à la fidélité, à la louange et à l'attente, situe l'Église dans la continuité de l'histoire spirituelle d'Israël. De telles attitudes deviennent, en Jésus et par lui, la vocation de tout baptisé. Indépendamment des conditions, des états de vie, des vocations diverses, avec ou sans responsabilités publiques, ces attitudes déterminent un aspect essentiel de l'identité de la vie chrétienne. De même, s'il s'agit d'attitudes qui devraient être le fait de tout baptisé, il appartient de manière caractéristique à la femme de les vivre avec une particulière intensité et avec naturel. Ainsi, les femmes ont un rôle de la plus grande importance dans la vie de l'Église, en rappelant ces attitudes à tous les baptisés et en contribuant de manière unique à manifester le vrai visage de l'Église, épouse du Christ et mère des croyants. &lt;br /&gt;Dans cette perspective, on comprend aussi en quoi le fait que le sacerdoce ministériel soit exclusivement réservé aux hommes22 n'empêche en rien les femmes d'accéder au cœur de la vie chrétienne. Pour tous les chrétiens, elles sont appelées à être des modèles et des témoins irremplaçables de la manière dont l'Épouse répond par l'amour à l'amour de son Époux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-1059656260437752666?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20040731_collaboration_fr.html' title='L&apos;actualité des valeurs féminines dans la vie de l&apos;Église'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/1059656260437752666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=1059656260437752666' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1059656260437752666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1059656260437752666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#1059656260437752666' title='L&apos;actualité des valeurs féminines dans la vie de l&apos;Église'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-6834676060483268909</id><published>2009-08-28T17:49:00.002-07:00</published><updated>2009-08-28T17:53:27.194-07:00</updated><title type='text'>Sainte Monique, ou la confiance indéfectible dans le Christ</title><content type='html'>Benoît XVI évoque saint Augustin et sa mère, Monique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROME, Mercredi 27 août 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI a évoqué le grand saint Augustin et sa mère, Monique, dont l'Eglise célèbre aujourd'hui la fête liturgique : son fils est fêté demain, 28 août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Que l'exemple de sainte Monique dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, disait Benoît XVI, et celui de son fils saint Augustin, que nous célébrerons demain, vous aident à regarder, avec une confiance indéfectible, vers le Christ, lumière dans les difficultés, soutien dans les épreuves, guide à tout moment de l'existence humaine ».&lt;br /&gt;Sainte Monique est connue pour sa persévérante intercession pendant plus de quinze ans pour la conversion de son fils Augustin.&lt;br /&gt;Voici un beau témoignage de piété filiale que cette prière composée par saint Augustin pour le repos de l'âme de sa mère, Monique, décédée à Ostie en  387, après une expérience spirituelle intense: « O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m'avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.&lt;br /&gt;« O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j'aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.&lt;br /&gt;« Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d'intercéder pour nous.&lt;br /&gt;« Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu'elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l'avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu'elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s'est passé depuis son baptême jusqu'à sa mort. Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l'emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.&lt;br /&gt;« Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d'elle à l'autel du Seigneur.&lt;br /&gt;« N'oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d'une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l'arracher à la protection de son Dieu ! Que l'ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Amen. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-6834676060483268909?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/6834676060483268909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=6834676060483268909' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/6834676060483268909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/6834676060483268909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#6834676060483268909' title='Sainte Monique, ou la confiance indéfectible dans le Christ'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-1621392923044258525</id><published>2009-08-07T17:10:00.001-07:00</published><updated>2009-08-07T17:10:39.959-07:00</updated><title type='text'>L'expérience de Dieu avec Thérèse d'Avila</title><content type='html'>Par Thérèse Nadeau-Lacour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est lorsque se manifestent les premiers signes de leur décadence que les grandes périodes d'une civilisation savent éblouir en livrant à l'humanité leurs plus beaux chefs-d'œuvre: si le siècle de Périclès à son déclin a engendré Sophocle, Socrate et Platon, les derniers rayons de la grandeur de Rome nous donnèrent Augustin. Et, onze siècles plus tard, l'âge d'or d'une Espagne qui fut impériale et conquérante offrira aux siècles à venir ces monuments de spiritualité que sont les œuvres de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire qu'avant d'être docteur de la vie spirituelle, Teresa de Cepeda y Ahumada est fille d'Espagne, du cœur et de l'âme de l'Espagne: elle est fille de la Vieille Castille et d'Avila où elle naît en 1515 de parents nobles et vertueux qui portent haut l'honneur de la famille. C'est encore à l'ombre des remparts d'Avila qu'elle devient à 20 ans Thérèse de Jésus, fille de ce Carmel qu'elle réformera vingt-sept ans plus tard en fondant dans sa ville natale le monastère Saint-Joseph, premier des dix-sept carmels que l'Espagne comptera à la mort de La Madre en 1582.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce siècle de Charles Quint et de Phillipe II, les décors de son aventure spirituelle sont d'abord parés du rouge de la passion flamboyante et de la ferveur religieuse, de l'or de la fierté des hidalgos célébrés dans les romans picaresques et, pour quelque temps encore, des conquêtes pas forcément glorieuses des conquistadors; mais tout au fond du décor se profilent déjà les teintes grises et noires du spectre des guerres de religion et de la décomposition de l'empire espagnol qui se voulut un jour universel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie et l'œuvre de Thérèse seront marquées en creux ou en relief par la force unique d'une époque qui ne s'accommode pas de demi-mesures. Consciente de ces influences et de ses inclinations, Thérèse de Jésus saura convertir en puissance spirituelle et en force féconde cet héritage d'héroïsme et de fidélité (héroïsme admiré dans les romans de chevalerie lus en cachette, mais aussi dans la fidélité inconditionnelle des saints martyrs à l'origine de leurs légendes dorées) qui exaltait déjà le cœur d'une Teresita intelligente et brillante, à la volonté entreprenante et aux passions exclusives, adolescente qui faisait la part belle, selon son propre aveu, à l'honneur de ce monde!. Quel chemin de perfection et quelles expériences spirituelles conduiront la jeune Teresita, qui à sept ans organisait avec son frère une fugue vers l'Afrique, pays du martyre, pour voir Dieu, jusqu'à ce soir du 4 octobre 1582 où, sur son lit de mort, la Madre Thérèse, le visage soudain rayonnant, pourra enfin prononcer ces mots: Il est temps, mon Époux, de nous voir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soixante années de désirs, de détermination, de combats intérieurs, d'obéissance et d'amour des autres, de désappropriation jusqu'au don total, autant d'expériences qui feront de Thérèse d'Avila, parmi toutes les amoureuses éperdues de Dieu, une maîtresse de vie spirituelle et la première femme docteur de l'Église. C'est bien à travers ces expériences qu'il nous faut d'abord rencontrer Thérèse, au plus vif de son parcours nuptial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accès à cette aventure intérieure nous est rendu possible grâce à une œuvre littéraire impressionnante, jamais voulue pour elle-même, où se côtoient des récits de vie, écrits à la demande de ses confesseurs ou de quelque supérieur, des traités spirituels, à la fois vigoureux et vivants, adressés aux jeunes carmélites du premier monastère ou, plus tard, aux spirituelles chevronnées qu'étaient devenues certaines d'entre elles; des poèmes aussi et des Exclamations, précieux reflets jaillis spontanément d'un cœur enamouré, ou encore les inclassables Pensées sur l'amour de Dieu, qui l'identifient pour toujours à l'épouse du Cantique. Et que dire de l'étonnante correspondance dans laquelle Thérèse, toujours pressée mais toujours précise, mêle aux problèmes quotidiens des monastères les avis spirituels les plus précieux et les aveux les plus touchants j femme forte, à la fois réaliste et sensible, femme libre qui ne se départit pas de son humour et de son charme et qui, au plus fort des épreuves, se revêt d'espérance. Cette œuvre, commencée après ce qu'il est convenu d'appeler sa deuxième conversion, contemporaine de ses fondations, participe pleinement de ses expériences spirituelles les plus hautes, qu'elle texture et auxquelles elle confère cette ouverture à une postérité par elles sans limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie spirituelle est d'abord affaire d'expérience parce qu'elle est affaire de vie. Femme d'expérience, Thérèse aime à rappeler qu'elle ne dit rien dont elle n'ait l'expérience , voire même une très grande expériences. Mais avant d'évoquer celles qu'elle consigne comme majeures, commençons par le commencement, par cet acte qui est au commencement de tout selon le mot de Thérèse elle-même: une grande détermination: Je vous le répète encore, il est de la dernière importance de commencer avec une ferme détermination et les motifs en sont si nombreux que je serais trop longue à les énumérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thérèse Nadeau-Lacour. Thérèse d'Avila. Fides. Collection L'expérience de Dieu. 1999.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-1621392923044258525?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/1621392923044258525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=1621392923044258525' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1621392923044258525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1621392923044258525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2009_08_01_archive.html#1621392923044258525' title='L&apos;expérience de Dieu avec Thérèse d&apos;Avila'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-4904460248771024476</id><published>2009-05-13T08:48:00.001-07:00</published><updated>2009-05-13T08:48:59.536-07:00</updated><title type='text'>Extrait de l’homélie de Benoît XVI lors de la Messe au Stade International à Amman, le 10 mai 2009</title><content type='html'>«Un aspect important de votre réflexion durant cette Année de la Famille a été consacré à la dignité particulière, à la vocation et à la mission des femmes dans le dessein de Dieu. Qui peut dire ce que l’Église ici présente doit au patient, aimant et fidèle témoignage d’innombrables mères chrétiennes, religieuses, enseignantes, médecins ou infirmières ! Qui peut dire ce que votre société doit à toutes ces femmes qui, de différentes et parfois de très courageuses manières, ont consacré leurs vies à construire la paix et à promouvoir l’amour ! Dès les premières pages de la Bible, nous voyons comment l’homme et la femme, crées à l’image de Dieu, sont destinés à se compléter l’un l’autre en tant qu’intendants des dons de Dieu et partenaires dans la communication du don qu’il fait de sa vie au monde, à la fois sur le plan biologique et spirituel. Malheureusement, cette dignité reçue de Dieu et ce rôle des femmes n’ont pas toujours été suffisamment compris et estimés. L’Église, et la société dans son ensemble, a commencé à saisir combien nous avons besoin de façon urgente de ce que le Pape Jean-Paul II appelait le « charisme prophétique » des femmes (cf. Mulieris Dignitatem, n.29) comme porteuses d’amour, enseignantes de la miséricorde et artisans de paix, apportant chaleur et humanité à un monde qui trop souvent juge la valeur des personnes d’après les froids critères de l’utilité et du profit. Par son témoignage public de respect vis-à-vis de la femme, et sa défense de la dignité innée de toute personne humaine, l’Église en Terre Sainte peut apporter une importante contribution au progrès d’une vraie culture humaniste et à la construction de la civilisation de l’amour.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-4904460248771024476?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/4904460248771024476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=4904460248771024476' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/4904460248771024476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/4904460248771024476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2009_05_01_archive.html#4904460248771024476' title='Extrait de l’homélie de Benoît XVI lors de la Messe au Stade International à Amman, le 10 mai 2009'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-9052476390465287053</id><published>2008-09-10T13:04:00.000-07:00</published><updated>2008-09-10T13:05:39.086-07:00</updated><title type='text'>Benoît XVI nomme 25 femmes pour le prochain synode des évêques</title><content type='html'>La plus haute participation féminine à un rendez-vous de ce type&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROME, Mercredi 10 septembre 2008 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège a rendu publique lundi dernier la liste des femmes nommées comme expertes et auditrices par le pape pour participer à la prochaine Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, en octobre, à Rome.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il s'agit de 25 femmes, soit 6 expertes et 19 auditrices, ce qui représente la plus haute participation féminine de toute l'histoire du synode.&lt;br /&gt;Les six expertes, dont la majorité enseigne les saintes Ecritures, sont une Française, deux Italiennes, une Américaine, une Espagnole, et une Nigériane.&lt;br /&gt;La Française est Marguerite Léna (cf. Zenit du 7 septembre), de la communauté « Saint François-Xavier », une communauté de vie consacrée fondée par Madeleine Daniélou pour la formation des jeunes. Sœur Marguerite enseigne actuellement la philosophie au Studium Notre Dame de l'Ecole Cathédrale (Paris).&lt;br /&gt;L'Italienne Bruna Costacurta, diplômée en sciences bibliques, enseigne à l'Université pontificale Grégorienne de Rome. Elle a été membre du Conseil de présidence de l'association biblique italienne et du Bureau national pour la catéchèse au sein de la Conférence épiscopale italienne.&lt;br /&gt;La sœur Trappiste Germana Strola du monastère de Vitorchiano (Italie), a écrit plusieurs commentaires sur les psaumes et autres textes bibliques. Elle est la première religieuse contemplative à s'être diplômée à l'Institut pontifical biblique, en présentant un mémoire sur les psaumes 42-43.&lt;br /&gt;L'Américaine Sara Butler des Missionnaires Servantes de la Très Sainte Trinité, enseigne la théologie dogmatique au St. Joseph's Seminary de Yonkers (New York). Elle est docteur en philosophie et a travaillé comme consultante auprès de la Conférence épiscopale des Etats-Unis sur la question de l'ordination des femmes. En 2004 le pape Jean Paul l'a nommée membre de la Commission théologique internationale.&lt;br /&gt;L'Espagnole Nuria Calduch-Benages, Fille de la Sainte-Famille de Nazareth, donne depuis près de 20 ans des cours sur les Saintes Ecritures à l'Université pontificale Grégorienne. Elle collabore aussi avec la Fédération biblique catholique (FBC) et plusieurs institutions théologiques mondiales.&lt;br /&gt;Première femme africaine à s'être diplômée à l'Institut pontifical biblique, la Nigériane Mary Jérôme Obiorah est une religieuse de la congrégation du Cœur Immaculée de Marie et enseigne actuellement les Saintes Ecritures à l'université du Nigéria et au Grand Séminaire d'Onitsha (Nigeria). &lt;br /&gt;Auditrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pape a par ailleurs nommé 19 femmes, auditrices : deux africaines, quatre d'Europe de l'est, deux américaines, trois asiatiques et huit d'Europe de l'ouest.&lt;br /&gt;Pour la plupart, il s'agit de supérieures d'ordres religieux féminins ayant leur siège à Rome et des représentantes de religieuses au niveau régionale et mondial, comme Louise Madore, FdLS, présidente de l'Union internationale des supérieures générales.&lt;br /&gt;Parmi elles également quatre représentantes de mouvements laïcs, dont Maria Voce, l'actuelle présidente des Focolari, et Michelle Moran, présidente du Conseil du renouveau charismatique.&lt;br /&gt;A noter par ailleurs la présence d'un professeur des Beaux arts russe, Natalja Fedorova, et celle d'un professeur allemand de philosophie des religions, Hanna-Barbara Gerl-Falkowitz, et de deux femmes présidentes d'associations bibliques, Agnes Shun-Ling Lam (Hong Kong) et Teresa Maria Wilsnagh (Afrique du sud).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-9052476390465287053?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/9052476390465287053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=9052476390465287053' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/9052476390465287053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/9052476390465287053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2008_09_01_archive.html#9052476390465287053' title='Benoît XVI nomme 25 femmes pour le prochain synode des évêques'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-2094783402251692421</id><published>2008-07-20T17:15:00.000-07:00</published><updated>2008-07-20T17:16:04.095-07:00</updated><title type='text'>Le Oui de la Vierge</title><content type='html'>Je trouve cette réflexion sur l’Angélus très originale et profonde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sydney, Dimanche 20 juillet 2008 (ZENIT.org) - &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers jeunes,&lt;br /&gt;Nous nous apprêtons maintenant à réciter ensemble la belle prière de l'Angélus. Nous y réfléchirons sur Marie, jeune femme s'entretenant avec l'ange qui l'invite, au nom de Dieu, à un don particulier d'elle-même, de sa propre vie, de son avenir de femme et de mère. Nous pouvons imaginer ce que Marie ressentit à ce moment-là : étant toute bouleversée, totalement dépassée par la proposition qui lui était faite.&lt;br /&gt;L'ange comprit son inquiétude et s'efforça aussitôt de la rassurer : « Sois sans crainte, Marie (...) l'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 30, 35). C'est l'Esprit Saint qui lui a donné la force et le courage de répondre à l'appel du Seigneur. C'est l'Esprit qui l'aide à comprendre le grand mystère qui est en train de s'accomplir à travers elle. C'est l'Esprit qui l'enveloppe de son amour et la rend capable de concevoir dans ses entrailles le Fils de Dieu.&lt;br /&gt;Cette scène constitue sans aucun doute le moment central de l'histoire de la relation de Dieu avec son peuple. Dans l'Ancien Testament, Dieu s'était révélé de façon partielle et de manière graduelle, comme nous le faisons tous dans nos relations personnelles. Il fallait un certain temps au peuple élu pour approfondir sa relation avec Dieu. L'Alliance avec Israël a été comme un temps de séduction, de longues fiançailles. Le moment définitif arriva donc, le moment du mariage, la réalisation de la nouvelle et éternelle alliance. À ce moment-là, devant le Seigneur, Marie représente toute l'humanité. Dans le message de l'ange, c'était Dieu qui faisait une proposition de mariage avec l'humanité. Et, en notre nom, Marie dit son « oui ». &lt;br /&gt;Dans les fables, les récits s'achèvent ainsi : et tous « vécurent alors heureux et contents ». Dans la vie réelle, ce n'est pas aussi facile. Marie dut faire face à de nombreuses difficultés pour affronter les conséquences de ce « oui » dit au Seigneur. Siméon prophétisa qu'une épée lui transpercerait le cœur. Lorsque Jésus eut douze ans, elle connut les pires cauchemars que tout parent éprouve quand, pendant trois jours, elle dut affronter la disparition de son Fils. Et après l'activité publique de Jésus, elle souffrit l'agonie, étant présente à sa crucifixion et à sa mort. Dans ses différentes épreuves, elle resta toujours fidèle à sa promesse, soutenue par l'Esprit de force. Et elle en fut récompensée par la gloire.&lt;br /&gt;Chers jeunes, nous aussi nous devons rester fidèles au « oui » par lequel nous avons accueilli l'offre d'amitié que le Seigneur nous a faite. Nous savons qu'Il ne nous abandonnera jamais. Nous savons qu'Il nous soutiendra toujours par les dons de l'Esprit. Marie a accueilli la « proposition » du Seigneur en notre nom. Tournons-nous alors vers elle et demandons-lui de nous guider dans les difficultés pour rester fidèles à cette relation vitale que Dieu a établie avec chacun de nous. Marie nous inspire, elle est notre modèle. Elle intercède pour nous auprès de son Fils et, avec son amour maternel, elle nous protège des dangers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-2094783402251692421?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/2094783402251692421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=2094783402251692421' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/2094783402251692421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/2094783402251692421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2008_07_01_archive.html#2094783402251692421' title='Le Oui de la Vierge'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-8727186102155350898</id><published>2008-05-12T18:15:00.001-07:00</published><updated>2008-05-12T18:15:47.808-07:00</updated><title type='text'>L'Eucharistie et la Vierge Marie</title><content type='html'>Extrait de l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis (n. 33)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'Annonciation à la Pentecôte, Marie de Nazareth apparaît comme la personne dont la liberté est totalement disponible à la volonté de Dieu. Son Immaculée Conception se révèle précisément dans sa docilité inconditionnelle à la Parole divine. La foi obéissante est la forme que sa vie assume en chaque instant devant l'action de Dieu. Vierge à l'écoute, elle vit en pleine syntonie avec la volonté divine; elle garde dans son cœur les paroles qui lui viennent de Dieu et, les ordonnant comme dans une mosaïque, elle se prépare à les comprendre plus profondément (cf. Lc 2, 19.51); Marie est la grande Croyante qui, pleine de confiance, se met entre les mains de Dieu, s'abandonnant à sa volonté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mystère s'intensifie jusqu'à parvenir à son plein achèvement dans la mission rédemptrice de Jésus. Comme l'a affirmé le Concile Vatican II, « la bienheureuse Vierge, elle aussi, avança dans son pèlerinage de foi, et elle a gardé fidèlement son union avec son Fils jusqu'à la croix, au pied de laquelle, non sans un dessein divin, elle se tint debout (cf. Jn 19, 25), compatissant vivement avec son Fils unique, s'associant d'un cœur maternel à son sacrifice et donnant le consentement de son amour à l'immolation de la victime née d'elle; et finalement, elle a été donnée par le Christ Jésus lui-même, mourant sur la croix, comme mère au disciple, par ces paroles: “Femme, voici ton fils” ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'Annonciation à la Croix, Marie est celle qui accueille la Parole faite chair en elle et qui va jusqu'à se taire dans le silence de la mort. C'est elle, enfin, qui reçoit dans ses bras le corps livré, désormais inanimé, de Celui qui vraiment a aimé les siens « jusqu'au bout » (Jn 13, 1).&lt;br /&gt;C'est pourquoi, chaque fois que dans la liturgie eucharistique nous nous approchons du Corps et du Sang du Christ, nous nous tournons également vers elle qui a accueilli pour toute l'Église le sacrifice du Christ, en y adhérant pleinement. Les Pères synodaux ont justement affirmé que « Marie inaugure la participation de l'Église au sacrifice du Rédempteur ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Elle est l'Immaculée qui accueille inconditionnellement le don de Dieu et, de cette façon, elle est associée à l'œuvre du salut. Marie de Nazareth, icône de l'Église naissante, nous montre que chacun de nous est appelé à accueillir le don que Jésus fait de lui-même dans l'Eucharistie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-8727186102155350898?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/8727186102155350898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=8727186102155350898' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8727186102155350898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8727186102155350898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2008_05_01_archive.html#8727186102155350898' title='L&apos;Eucharistie et la Vierge Marie'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-853073210508736742</id><published>2007-12-31T07:56:00.000-08:00</published><updated>2007-12-31T08:04:47.501-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vierge Marie'/><title type='text'>Marie, étoile de l'espérance</title><content type='html'>Extrait de la lettre encyclique de Benoit XVI sur l'espérance chrétienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par une hymne du VIIe -IXe siècle, donc depuis plus de mille ans, l'Église salue Marie, Mère de Dieu, comme « étoile de la mer »: Ave maris stella. La vie humaine est un chemin. Vers quelle fin? Comment en trouvons-nous la route? La vie est comme un voyage sur la mer de l'histoire, souvent obscur et dans l'orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route. Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont des lumières d'espérance. Certainement, Jésus Christ est la lumière par antonomase, le soleil qui se lève sur toutes les ténèbres de l'histoire. Mais pour arriver jusqu'à Lui nous avons besoin aussi de lumières proches – de personnes qui donnent une lumière en la tirant de sa lumière et qui offrent ainsi une orientation pour notre traversée. Et quelle personne pourrait plus que Marie être pour nous l'étoile de l'espérance – elle qui par son « oui » ouvrit à Dieu lui-même la porte de notre monde; elle qui devint la vivante Arche de l'Alliance, dans laquelle Dieu se fit chair, devint l'un de nous, planta sa tente au milieu de nous (cf. Jn 1, 14)? C'est ainsi que nous nous adressons à elle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sainte Marie, tu appartenais aux âmes humbles et grandes en Israël qui, comme Syméon, attendaient « la consolation d'Israël » (Lc 2, 25) et qui, comme Anne attendaient « la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 38). Tu vivais en contact intime avec les Saintes Écritures d'Israël, qui parlaient de l'espérance – de la promesse faite à Abraham et à sa descendance (cf. Lc 1, 55). Ainsi nous comprenons la sainte crainte qui t'assaillit, quand l'ange du Seigneur entra dans ta maison et te dit que tu mettrais au jour Celui qui était l'espérance d'Israël et l'attente du monde. Par toi, par ton « oui », l'espérance des millénaires devait devenir réalité, entrer dans ce monde et dans son histoire. Toi tu t'es inclinée devant la grandeur de cette mission et tu as dit « oui »: « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Quand remplie d'une sainte joie tu as traversé en hâte les monts de Judée pour rejoindre ta parente Élisabeth, tu devins l'image de l'Église à venir qui, dans son sein, porte l'espérance du monde à travers les monts de l'histoire. Mais à côté de la joie que, dans ton Magnificat, par les paroles et par le chant tu as répandu dans les siècles, tu connaissais également les affirmations obscures des prophètes sur la souffrance du serviteur de Dieu en ce monde. Sur la naissance dans l'étable de Bethléem brilla la splendeur des anges qui portaient la bonne nouvelle aux bergers, mais en même temps on a par trop fait en ce monde l'expérience de la pauvreté de Dieu. Le vieillard Syméon te parla de l'épée qui transpercerait ton cœur (cf. Lc 2, 35), du signe de contradiction que ton Fils serait dans ce monde. Quand ensuite commença l'activité publique de Jésus, tu as dû te mettre à l'écart, afin que puisse grandir la nouvelle famille, pour la constitution de laquelle Il était venu et qui devrait se développer avec l'apport de ceux qui écouteraient et observeraient sa parole (cf. Lc 11, 27s.). Malgré toute la grandeur et la joie des tout débuts de l'activité de Jésus, toi, tu as dû faire, déjà dans la synagogue de Nazareth, l'expérience de la vérité de la parole sur le « signe de contradiction » (cf. Lc 4, 28ss). Ainsi tu as vu le pouvoir grandissant de l'hostilité et du refus qui progressivement allait s'affirmant autour de Jésus jusqu'à l'heure de la croix, où tu devais voir le Sauveur du monde, l'héritier de David, le Fils de Dieu mourir comme quelqu'un qui a échoué, exposé à la risée, parmi les délinquants. Tu as alors accueilli la parole: « Femme, voici ton fils! » (Jn 19, 26). De la croix tu reçus une nouvelle mission. À partir de la croix tu es devenue mère d'une manière nouvelle: mère de tous ceux qui veulent croire en ton Fils Jésus et le suivre. L'épée de douleur transperça ton cœur. L'espérance était-elle morte? Le monde était-il resté définitivement sans lumière, la vie sans but? À cette heure, probablement, au plus intime de toi-même, tu auras écouté de nouveau la parole de l'ange, par laquelle il avait répondu à ta crainte au moment de l'Annonciation: « Sois sans crainte, Marie! » (Lc 1, 30). Que de fois le Seigneur, ton fils, avait dit la même chose à ses disciples: N'ayez pas peur! Dans la nuit du Golgotha, tu as entendu de nouveau cette parole. À ses disciples, avant l'heure de la trahison, il avait dit: « Ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). « Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés » (Jn 14, 27). « Sois sans crainte, Marie! » À l'heure de Nazareth l'ange t'avait dit aussi: « Son règne n'aura pas de fin » (Lc 1, 33). Il était peut-être fini avant de commencer ? Non, près de la croix, sur la base de la parole même de Jésus, tu étais devenue la mère des croyants. Dans cette foi, qui était aussi, dans l'obscurité du Samedi Saint, certitude de l'espérance, tu es allée à la rencontre du matin de Pâques. La joie de la résurrection a touché ton cœur et t'a unie de manière nouvelle aux disciples, appelés à devenir la famille de Jésus par la foi. Ainsi, tu fus au milieu de la communauté des croyants qui, les jours après l'Ascension, priaient d'un seul cœur pour le don du Saint-Esprit (cf. Ac 1, 14) et qui le reçurent au jour de la Pentecôte. Le « règne » de Jésus était différent de ce que les hommes avaient pu imaginer. Ce « règne » commençait à cette heure et n'aurait jamais de fin. Ainsi tu demeures au milieu des disciples comme leur Mère, comme Mère de l'espérance. Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 30 novembre 2007, fête de saint André Apôtre, en la troisième année de mon Pontificat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benedcitus PP. XVI&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-853073210508736742?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html' title='Marie, étoile de l&apos;espérance'/><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/853073210508736742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=853073210508736742' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/853073210508736742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/853073210508736742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_12_01_archive.html#853073210508736742' title='Marie, étoile de l&apos;espérance'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-1736863205313194595</id><published>2007-11-27T14:58:00.000-08:00</published><updated>2007-11-27T14:59:37.334-08:00</updated><title type='text'>Autobiographie de Marie</title><content type='html'>Le card. Comastri met en garde contre la perte du sens du mystère de la maternité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROME, Dimanche 25 novembre 2007 (ZENIT.org) – Une mère révèle l’amour gratuit de Dieu et si l’on perd le sens du mystère de la maternité, le monde sombre dans une absence de civilisation, affirme en substance le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la Basilique Saint-Pierre, créé cardinal par Benoît XVI au cours du consistoire d’hier samedi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cardinal Comastri s’est exprimé à l 'occasion de la présentation de son livre L'Angelo mi disse. Autobiografia di Maria (Cinisello Balsamo, San Paolo, 2007), (L’ange m’a dit. Autobiographie de Marie), organisée le 5 novembre dernier à l’Institut de patristique « Augustinianum ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rencontre a eu lieu en présence, entre autres, de Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, et de M. Elio Guerriero, sous-directeur éditorial des éditions Saint-Paul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des interrogations de l’auteur sont à l’origine de cet ouvrage, comme : « Mais qui est le témoin de l’Annonciation ? Qui est le témoin de cette vie annoncée à sainte Elisabeth ? Qui est le témoin du Magnificat ? Qui est le témoin de la naissance à Bethléem, mais aussi du malaise et de l’humiliation de devoir réclamer un logement ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Uniquement Marie !, explique le card. Comastri. Et de la même manière qu’elle les a racontés à la première Eglise, aujourd’hui Marie peut nous raconter à nous aussi les grands événements du salut ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant son intervention, Mgr Ravasi a tiré quelques réflexions d’un tableau de Rogier Van der Weyden, un des grands peintres flamands du Moyen-âge, aujourd’hui exposé au Museum of fine arts de Boston, représentant saint Luc en train de peindre un portrait de la Vierge qui allaite Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je pense que le cardinal Comastri a voulu faire, non pas avec un pinceau mais avec les mots, la même chose que Luc, et interpréter le visage de Marie », a-t-il dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en effet l’auteur qui fait parler Marie, cette même Marie que les évangiles décrivent comme étant la femme du silence par excellence, la femme de la contemplation du Mystère et qui, dans ce livre, se raconte à la première personne, à travers l’« extrême transparence de la prose « assortie de citations », ajoute Mgr Ravasi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre offre un passage sur La vie de Marie racontée par Giotto qui reproduit les quelques fresques réalisées par le grand maître toscan au début du XIVème siècle, dans la Chapelle des Scrovegni à Padoue. A côté des images défilent de brefs passages de l’Evangile ou des réflexions du card. Comastri, Bernard de Clairvaux, François d’Assise, Jean-Paul II, Dante Alighieri et Ephrem le Syrien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogé par ZENIT, Mgr Ravasi a estimé qu’« il est important de parvenir, en quelque sorte, à reconstruire le visage de Marie. Ce visage, nous l’avons certainement dans les Evangiles, mais il y a un visage spirituel que chaque personne crée à partir de son expérience et à travers l’écoute du texte évangélique».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa part, le card. Comastri a relevé que « chaque mère porte en elle quelque chose de Marie », quelque chose de « ce mystère gratuit de l’amour » qui arrive « à lire l’alphabet de la vie et l’alphabet de la Bible écrits par Dieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai connu Marie à travers ma mère et à travers ma mère j’ai compris Marie », a déclaré le cardinal Comastri à ZENIT, en marge de la conférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a confié avoir gardé dans sa vie deux souvenirs essentiels de Marie et de sa mère ensemble : « Je n’avais pas 4 ans mais je me souviens que ma mère, les soirs d’hiver, restait très souvent avec moi pour m’apprendre les prières », a-t-il dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et je me souviens de la première fois où, chez nous, assis sur une chaise dans la grande cuisine, j’ai réussi à réciter tout l'Ave Maria ; je revois encore le bonheur de ma mère dans ses yeux et le moment où elle m’embrassa pour me récompenser ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce souvenir est encore très vif en moi. C’est un de ces souvenirs auxquels je me rattache souvent pour trouver le courage et la force d’avancer dans la vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un autre grand souvenir marial, le dernier grand souvenir marial lié à ma mère, remonte au jour même de sa mort. C’était le 5 mai 1957 et ma mère, comme d’habitude, était entrée dans ma chambre à six heures moins le quart du matin, en disant la prière de l’Ange: 'Angelus Domini nuntiavit Mariae…’».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais c’est surtout une poésie qui m’a aidé, à laquelle je suis très attaché, la poésie de Giuseppe Ungaretti qui s’intitule 'La Mère'. Ici, le poète arrive à centrer le mystère de la mère décrite comme étant celle qui s’oublie toujours elle-même, ou mieux encore, celle qui n’arrive pas à penser à elle, car elle vit totalement pour les autres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et bien le poète imagine que le dernier battement de son cœur fait tomber le mur qui le sépare de l’éternité. Et quand il entre dans l’éternité il cherche sa mère, car un fils reste toujours un fils. Une part de lui-même reste toujours celle d’un enfant », a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais voilà qu’arrive la surprise : la mère ne regarde pas son fils, la mère regarde vers Dieu, fixe les yeux de Dieu et devant Dieu elle intercède pour son fils. Et ce n’est que lorsqu’elle aura lu dans les yeux de Dieu la certitude que son fils a été pardonné, qu’elle poussera un soupir de soulagement et ira à la rencontre de son fils pour le prendre dans ses bras ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Etre mère c’est cela : la mère est celle qui, sur terre, réalise la plus belle et la plus profonde visibilité du mystère de Dieu », a-t-il poursuivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dieu a voulu dans sa grande œuvre de salut impliquer une mère. S’il n’y avait pas eu de mère il y aurait eu un manque, un manque de couleur, de couleur maternelle ; un manque de chaleur, de chaleur maternelle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est la raison pour laquelle Dieu a voulu qu’auprès de la croix, au moment du plus grand, du plus sublime des actes d’amour, cet amour qui s’oppose à toute la haine, toute la méchanceté, toute la violence de l’humanité, soit présente une mère, comme s’il avait voulu traduire cela en langage maternel à l’intention de l’humanité », a-t-il expliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Alors il est clair que si Dieu a voulu une mère à ses côtés, c’est que la mère a un grand rôle dans l’histoire de l’humanité et dans l’histoire des peuples ; et si le mystère de la maternité entre en crise, si on le perd, le monde sombre dans l’absence de civilisation », a-t-il conclu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Georges Clémenceau, qui était un grand homme d’Etat, et qui, entre autre, ne fréquentait pas l’Eglise, disait que les peuples sont éduqués sur les genoux de leur mère ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous devons nous rendre compte que si la figure de la mère disparaît, et aujourd’hui nous vivons une crise de la maternité, notre civilisation sombrera. Nous devons comprendre les risques et le caractère dramatique de cela : on n’arrive plus à lire l’alphabet de la vie, on n’arrive même plus à lire l’alphabet de la religion et la visibilité de Dieu disparaît, cette visibilité qui précisément passe par la mère », a-t-il conclu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-1736863205313194595?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/1736863205313194595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=1736863205313194595' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1736863205313194595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/1736863205313194595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_11_01_archive.html#1736863205313194595' title='Autobiographie de Marie'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-8469512471366035038</id><published>2007-07-20T14:18:00.000-07:00</published><updated>2007-07-20T14:20:13.873-07:00</updated><title type='text'>Les femmes auront des postes de responsabilité au Vatican</title><content type='html'>Conférence de presse sur le lieu de vacances du pape&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROME, Mercredi 18 juillet 2007 (ZENIT.org) – Le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a révélé que certains postes à responsabilité de la Curie romaine seront confiés à des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est juste « que davantage de responsabilité soit confiée également aux femmes, certes en fonction de leurs charismes », a affirmé le cardinal Bertone au cours d’une conférence de presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous sommes en train de projeter de nouvelles nominations et dans le cadre des possibilités figureront des postes que les femmes pourront assumer. J’ai moi-même une collaboratrice indispensable à la secréta! irerie d’Etat », a-t-il ajouté, selon les agences de presse qui ont suivi la rencontre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-8469512471366035038?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/8469512471366035038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=8469512471366035038' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8469512471366035038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8469512471366035038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_07_01_archive.html#8469512471366035038' title='Les femmes auront des postes de responsabilité au Vatican'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-52688349394117871</id><published>2007-04-08T16:23:00.000-07:00</published><updated>2007-04-08T16:25:26.860-07:00</updated><title type='text'>Des femmes courageuses</title><content type='html'>P. Raniero Cantalamessa&lt;br /&gt;« Il y avait aussi des femmes »&lt;br /&gt;Prédication du Vendredi Saint 2007&lt;br /&gt;Basilique Saint Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala (Jn 19, 25). Pour une fois, laissons de côté Marie, sa Mère. Sa présence au Calvaire n’a pas besoin d’explication. Elle était « sa mère » et cela explique tout ; les mères n’abandonnent pas leur fils, même condamné à mort. Mais pourquoi les autres femmes étaient-elles là ? Qui étaient-elles et combien étaient-elles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les évangiles indiquent les noms de quelques unes d’entre elles : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le mineur et de Joses, Salomé, mère des fils de Zébédée, une certaine Jeanne et une certaine Suzanne (Lc 8, 3). Venues avec Jésus de Galilée, ces femmes l’avaient suivi, en pleurant, sur le chemin du Calvaire (Lc 23, 27-28). Arrivées au Golgotha, elles observaient « de loin » (c’est-à-dire à la distance qui leur était permise), et de là elles l’accompagnent dans la tristesse, au sépulcre, avec Joseph d’Arimathie (Lc 23, 55).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet événement est trop marqué et trop extraordinaire pour qu’on le traite à la légère. On les appelle, avec une certaine condescendance masculine, « les femmes pieuses », mais elles sont bien plus que des « femmes pieuses », ce sont des « Mères Courage » ! Elles ont défié le danger de se montrer aussi ouvertement en faveur d’un condamné à mort. Jésus avait dit : « Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! » (Lc 7, 23). Ces femmes sont les seules à ne pas s’être scandalisées de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe actuellement un débat animé sur qui a voulu la mort de Jésus : les chefs juifs ou Pilate, ou les deux. Une chose est certaine : ce sont des hommes, et non des femmes. Aucune femme n’est impliquée, même indirectement, dans sa condamnation. La seule femme païenne mentionnée dans les récits, la femme de Pilate, s’est elle aussi opposée à sa condamnation (Mt 27, 19). Jésus est certes mort pour les péchés des femmes également mais historiquement elles sont les seules à pouvoir dire : « Nous ne sommes pas responsables de ce sang » (cf. Mt 27, 24).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que les auteurs et les inspirateurs des évangiles y fassent piètre figure et qu’ils attribuent un rôle merveilleux aux femmes est l’un des signes les plus sûrs de l’honnêteté et de la vraisemblance historique des évangiles. Qui aurait permis que soit conservée de mémoire impérissable l’histoire honteuse de leur peur, de leur fuite, de leur reniement, aggravée encore par la confrontation avec la conduite si différente de quelques pauvres femmes ? Qui l’aurait permis, s’il n’y avait pas été conduit par la fidélité à une histoire qui semblait désormais infiniment plus grande que leur propre misère ?&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’est toujours demandé pourquoi les « femmes pieuses » sont les premières à voir le Ressuscité et sont chargées de l’annoncer aux apôtres. C’était le meilleur moyen de rendre la résurrection peu crédible. Le témoignage d’une femme n’avait aucun poids. C’est peut-être pour cette raison qu’aucune femme ne figure dans la longue liste de ceux qui ont vu le Ressuscité, rédigée par Paul (cf. 1 Co 15, 5-8). Les apôtres eux-mêmes prirent tout d’abord les paroles des femmes pour « du radotage » typiquement féminin et n’y crurent pas (Lc 24, 11).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs anciens ont cru avoir trouvé la réponse à cette question. Les femmes, dit Romain le Mélode dans l’un de ses hymnes, sont les premières à voir le Ressuscité parce que c’est une femme, Eve, qui fut la première à pécher ! (1). Mais la vraie réponse est une autre : les femmes ont été les premières à le voir ressuscité car elles avaient été les dernières à l’abandonner mort, et même après sa mort elles venaient apporter des aromates à son sépulcre (Mc 16, 1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons nous demander pourquoi cela : pourquoi les femmes ont-elles résisté au scandale de la croix ? Pourquoi lui sont-elles restées proches alors que tout semblait fini et que même ses disciples les plus proches l’avaient abandonné et organisaient le retour chez eux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus a donné la réponse de manière anticipée quand, répondant à Simon, il dit, en parlant de la pécheresse qui lui avait lavé et embrassé les pieds : « Elle a beaucoup aimé ! » (cf. Lc 7, 47). Les femmes avaient suivi Jésus pour lui-même, en reconnaissance du bien reçu de lui, non dans l’espoir de faire carrière à sa suite. On ne leur avait pas promis « douze trônes », et elles n’avaient pas demandé de siéger à sa droite et à sa gauche dans son royaume. Elles le suivaient, est-il écrit, « pour le servir » (cf. Lc 8, 3 ; Mt 27, 55) ; elles étaient les seules, après Marie, la Mère de Jésus, à avoir assimilé l’esprit de l’évangile. Elles avaient suivi les raisons du cœur et celles-ci ne les avaient pas trompées.&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet égard, leur présence près du Crucifié et du Ressuscité contient un enseignement vital pour nous aujourd’hui. Notre civilisation, dominée par la technique, a besoin d’un cœur afin que l’homme puisse y survivre sans se déshumaniser totalement. Nous devons donner plus d’espace aux « raisons du cœur », si nous voulons éviter que l’humanité replonge dans une ère glaciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce domaine, contrairement à de nombreux autres domaines, la technique ne nous est pas d’un grand secours. On travaille depuis longtemps à un type d’ordinateur qui « pense » et de nombreuses personnes sont convaincues qu’on y arrivera. Mais personne n’a encore envisagé la possibilité d’un ordinateur qui « aime », qui s’émeut, qui vient en aide à l’homme sur le plan affectif, qui l’aide à aimer comme il l’aide à calculer les distances entre les étoiles, à déterminer le mouvement des atomes, à mémoriser les données… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement de l’intelligence et des facultés cognitives de l’homme, ne va malheureusement pas de pair avec le développement de sa capacité d’aimer. Il semble même que cette dernière n’ait aucune importance alors que nous savons très bien que le fait d’être heureux ou non sur la terre ne dépend pas tant du fait de posséder des connaissances ou non mais du fait d’aimer ou de ne pas aimer, d’être aimé ou de ne pas être aimé. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi nous tenons tant à développer nos connaissances et pourquoi nous tenons si peu à accroître notre capacité d’aimer : la connaissance se traduit automatiquement en pouvoir, l’amour en service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des idolâtries modernes est celle du « QI » du « quotient intellectuel ». De nombreuses méthodes pour mesurer le quotient intellectuel ont été mises au point. Mais qui se préoccupe de tenir également compte du « quotient du cœur » ? Et pourtant, seul l’amour rachète et sauve, alors que la science et la soif de connaissance peuvent à elles seules conduire à la damnation. C’est la conclusion du Faust de Goethe et c’est aussi le cri lancé par le réalisateur qui fait clouer symboliquement sur le sol les précieux volumes d’une bibliothèque et fait dire à l’acteur principal que « tous les livres du monde ne valent pas une caresse » (2). Avant eux tous, saint Paul avait écrit : « La science enfle ; c'est la charité qui édifie » (1 Co 8, 1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tant d’époques qui ont pris le nom de l’homme – homo erectus, homo faber, jusqu’à l’homo sapiens-sapiens c’est-à-dire très sage, d’aujourd’hui – il faut espérer que s’ouvre enfin pour l’humanité une ère de la femme : une ère du cœur, de la compassion, et que cette terre cesse finalement d’être « L’arpent de terre qui nous faits si féroces » (3).&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On relève partout l’exigence de donner davantage d’espace à la femme. Nous ne croyons pas que « l’éternel féminin nous sauvera » (4). L’expérience de tous les jours montre que la femme peut « nous attirer vers le haut » mais elle peut aussi nous faire précipiter vers le bas. Elle aussi a besoin d’être sauvée par le Christ. Mais il est certain qu’une fois sauvée par le Christ et « libérée » sur le plan humain, d’anciens assujettissements, la femme peut contribuer à sauver notre société de certains maux profondément enracinés qui la menacent : la violence, la volonté de puissance, l’aridité spirituelle, le mépris de la vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut seulement éviter de répéter l’ancienne erreur gnostique selon laquelle la femme, pour se sauver, doit cesser d’être femme et se transformer en homme (5). Ce préjugé est tellement enraciné dans la société que les femmes elles-mêmes ont fini par y succomber. Pour affirmer leur dignité, elles ont parfois cru nécessaire d’assumer des comportements masculins ou même de minimiser la différence entre les sexes, en la réduisant à un produit de la culture. « On ne naît pas femme, on le devient », a affirmé l’une de leurs illustres représentantes (6).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme nous devons être reconnaissants aux « femmes pieuses » ! Sur le chemin du Calvaire, leurs sanglots ont été les seuls sons amicaux qui soient parvenus aux oreilles du Sauveur ; alors qu’il était suspendu à la croix, leurs « regards » ont été les seuls à se poser avec amour et compassion sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liturgie byzantine a honoré les femmes pieuses en leur consacrant un dimanche de l’année liturgique, le deuxième dimanche après Pâques, qui prend le nom du « dimanche des Myrophores », c’est-à-dire des porteuses d’aromates. Jésus est heureux que l’on honore dans l’Eglise les femmes qui l’ont aimé et qui ont cru en lui lorsqu’il était en vie. A propos de l’une d’elles – la femme qui versa sur sa tête un vase d’huile parfumée – il fit cette extraordinaire prophétie qui s’accomplit toujours depuis des siècles : « Partout où sera proclamé cet Evangile, dans le monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire » (Mt 26, 13).&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes pieuses ne sont pas cependant seulement à admirer et honorer, elles sont également à imiter. Saint Léon le Grand dit que « la passion du Christ se prolonge jusqu’à la fin des siècles » (7) et Pascal a écrit que « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde » (8). La Passion se prolonge dans les membres du corps du Christ. Les nombreuses femmes, religieuses et laïques qui sont aujourd’hui aux côtés des pauvres, des malades du SIDA, des prisonniers, des exclus en tous genres de la société, sont les héritières des « femmes pieuses ». A ces femmes – croyantes ou non – le Christ répète : « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes pieuses sont un exemple pour les femmes chrétiennes d’aujourd’hui non seulement à cause de leur rôle dans la passion mais également dans la résurrection. D’un bout à l’autre de la Bible on rencontre des « Va ! » ou des « Allez ! », des envois de la part de Dieu. C’est la parole adressée à Abraham, à Moïse (« Va, Moïse, dans la terre d’Egypte »), aux prophètes, aux apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont tous des « Allez ! » adressés à des hommes. Il n’y a qu’un seul « allez ! » adressé à des femmes, celui qui est adressé aux myrophores le matin de Pâques : « Alors Jésus leur dit : ‘Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront’ » (Mt 28, 10). Par ces paroles, il faisait d’elles les premiers témoins de la résurrection, « maîtresses des maîtres » comme les appelle un auteur ancien (9).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est dommage qu’à cause d’une identification erronée avec la femme pécheresse qui lave les pieds de Jésus (Lc 7, 37), Marie Madeleine ait fini par nourrir d’innombrables légendes anciennes et modernes et soit entrée dans le culte et dans l’art presque uniquement sous les traits de la « pénitente » et non du premier témoin de la résurrection, « apôtre des apôtres », comme la définit saint Thomas d’Aquin (10).&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples » (Mt 28, 8). Femmes chrétiennes, continuez à porter la bonne nouvelle aux successeurs des apôtres et à nous les prêtres, leurs collaborateurs : « Le Maître est vivant ! Il est ressuscité ! Il vous précède en Galilée, c’est-à-dire où que vous alliez ! ». Poursuivez le cantique ancien que la liturgie place sur les lèvres de Marie-Madeleine : Mors et vita duello conflixere mirando: dux vitae mortuus regnat vivus: La mort et la vie se sont affrontées dans un duel prodigieux : le Seigneur de la vie était mort, mais à présent il est vivant et règne ». La vie a triomphé dans le Christ sur la mort et ceci adviendra également un jour en nous. Aux côtés de toutes les femmes de bonne volonté, vous êtes l’espérance d’un monde plus humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la première des « femmes pieuses » et leur modèle incomparable, la Mère de Jésus, nous répétons, avec une ancienne prière de l’Eglise : « Sainte Marie, viens au secours des pauvres, soutiens les timorés, réconforte les faibles : prie pour le peuple, interviens pour le clergé, intercède pour le pieux sexe féminin » : Ora pro populo, interveni pro clero, intercede pro devoto femineo sexu (11)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;______________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NOTES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Romano il Melode, Inni, 45, 6 (ed. a cura di G. Gharib, Edizioni Paoline 1981, p. 406)&lt;br /&gt;2. Dans le film “Cento chiodi” di Ermanno Olmi.&lt;br /&gt;3. Dante Alighieri, Paradis, 22, v. 151 – Ed. du Cerf&lt;br /&gt;4. W. Goethe, Faust, finale parte II: “Das Ewig-Weibliche zieht uns hinan”.&lt;br /&gt;5. Cf. Vangelo copto di Tommaso, 114; Estratti di Teodoto, 21, 3.&lt;br /&gt;6. Cf. Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe (1949).&lt;br /&gt;7. S. Leone Magno, Sermo 70, 5 (PL 54, 383).&lt;br /&gt;8. B. Pascal, Pensieri, n. 553 Br.&lt;br /&gt;9. Gregorio Antiocheno, Omelia sulle donne mirofore, 11 (PG 88, 1864 B).&lt;br /&gt;10. S. Tommaso d’Aquino, Commento al vangelo di Giovanni, XX, 2519.&lt;br /&gt;11. Antifona al Magnificat, Comune delle feste della Vergine. &lt;br /&gt;ZF07040606&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-52688349394117871?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/52688349394117871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=52688349394117871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/52688349394117871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/52688349394117871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_04_01_archive.html#52688349394117871' title='Des femmes courageuses'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-5416378535211688155</id><published>2007-02-17T19:18:00.001-08:00</published><updated>2007-03-02T19:41:57.108-08:00</updated><title type='text'>Le rôle des femmes dans l’Eglise</title><content type='html'>ROME, Mercredi 14 février 2007 (ZENIT.org) – Texte intégral de la catéchèse que le pape Benoît XVI a prononcée au cours de l’audience générale le 14 février 2007. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes parvenus aujourd'hui au terme de notre parcours parmi les témoins des débuts du christianisme que mentionnent les écrits néo-testamentaires. Et au cours de la dernière étape de ce premier parcours, nous consacrerons notre attention aux nombreuses figures de femmes qui ont accompli un rôle efficace et précieux dans la diffusion de l'Evangile. Leur témoignage ne peut être oublié, conformément à ce que Jésus lui-même dit de la femme qui lui versa de huile sur la tête, peu avant la Passion : « En vérité, je vous le dis, partout où sera proclamé cet Evangile, dans le monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire » (Mt 26, 13 ; Mc 14, 9). Le Seigneur veut que ces témoins de l'Evangile, ces figures qui ont apporté une contribution afin de faire grandir la foi en Lui, soient connues et que leur mémoire soit vivante dans l'Eglise. Sur le plan historique, nous pouvons distinguer le rôle des femmes dans le christianisme des origines, au cours de la vie terrestre de Jésus et au cours des événements de la première génération chrétienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, comme nous le savons, Jésus choisit parmi ses disciples douze hommes comme Pères de la nouvelle Israël ; il les choisit pour « être ses compagnons et pour les envoyer prêcher » (Mc 3, 14-15). Ce fait est évident mais, outre les Douze, piliers de l'Eglise, pères du nouveau Peuple de Dieu, de nombreuses femmes sont également choisies au nombre des disciples. Je n'évoquerai que très brièvement celles qui se trouvent sur le chemin de Jésus lui-même, en commençant par la prophétesse Anne (cf. Lc 2, 36-38) jusqu'à la Samaritaine (cf. Jn 4, 1-39), la femme syrophénicienne (cf. Mc 7, 24-30), l'hémorroïsse (cf. Mt 9, 20-22) et la pécheresse pardonnée (cf. Lc 7, 36-50). Je ne me réfère pas non plus aux protagonistes de certaines paraboles efficaces, par exemple la femme qui fait le pain (Mt 13, 33), la femme qui perd une drachme (Lc 15, 8-10), la veuve qui importune le juge (Lc 18, 1-8). Les femmes qui ont joué un rôle actif dans le cadre de la mission de Jésus sont plus importantes pour notre réflexion. En premier lieu, ma pensée se tourne naturellement vers la Vierge Marie, qui à travers sa foi et son œuvre maternelle, collabora de façon unique à notre Rédemption, au point qu'Elisabeth put la proclamer « bénie entre les femmes » (Lc 1, 42), en ajoutant « bienheureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). Devenue disciple du Fils, Marie manifesta à Cana une entière confiance en Lui (cf. Jn 2, 5) et le suivit jusque sous la Croix, où elle reçut de Lui une mission maternelle pour tous ses disciples de tout temps, représentés par Jean (cf. Jn 19, 25-27). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viennent ensuite différentes femmes qui, à titre divers, gravitent autour de la figure de Jésus en ayant des fonctions de responsabilité. Un exemple éloquent est représenté par les femmes qui suivaient Jésus pour l'assister de leurs biens, et dont Luc nous transmet certains noms : Marie de Magdala, Jeanne, Suzanne et « plusieurs autres » (cf. Lc 8, 2-3). Puis, les Evangiles nous informent que les femmes, à la différence des Douze, n'abandonnèrent pas Jésus à l'heure de la Passion (cf. Mt 27, 56.61 ; Mc 15, 40). Parmi elles ressort en particulier Marie-Madeleine, qui non seulement assista à la Passion mais fut également la première à témoigner et à annoncer le Ressuscité (cf. 20, 1. 11-18). C'est précisément à Marie de Magdala que saint Thomas d'Aquin réserve le qualificatif particulier d'« apôtre des apôtres » (apostolorum apostola), lui consacrant ce beau commentaire : « De même qu'une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, ainsi, une femme annonça en premier aux apôtres des paroles de vie » (Super Ioannem, ed. Cai, § 2519). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine de l'Eglise des débuts également, la présence des femmes n'est absolument pas secondaire. Nous n'insistons pas sur les quatre filles non nommées du « diacre » Philippe, résidant à Cesarée Marittime, et toutes dotées, comme nous le dit saint Luc, du « don de prophétie », c'est-à-dire de la faculté d'intervenir publiquement sous l'action de l'Esprit Saint (cf. Ac 21, 9). La brièveté de l'information ne nous permet pas de déductions plus précises. Nous devons plutôt à saint Paul une plus ample documentation sur la dignité et sur le rôle ecclésial de la femme. Il part du principe fondamental selon lequel pour les baptisés, non seulement « il n'y a ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre », mais également « il n'y a ni homme ni femme ». La raison est que « tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus » (Ga 3, 28), c'est-à-dire que tous sont unis par la même dignité fondamentale, bien que chacun soit doté de fonctions spécifiques (cf. 1 Co 12, 27-30). L'apôtre admet comme quelque chose de normal que dans la communauté chrétienne, la femme puisse « prophétiser » (1 Co 11, 5), c'est-à-dire se prononcer ouvertement sous l'influence de l'Esprit, du moment que cela soit pour l'édification de la communauté et fait avec dignité. C'est pourquoi la célèbre exhortation suivante, à ce que « les femmes gardent le silence dans les assemblées » (1 Co 14, 34) doit être plutôt relativisée. Nous laissons aux exégètes le problème, très débattu, qui en découle, de la relation apparemment contradictoire, entre la première affirmation – les femmes peuvent prophétiser dans l'assemblée – et la seconde – les femmes ne peuvent pas parler. Ce n'est pas ici qu'il doit être débattu. Mercredi dernier nous avons déjà rencontré la figure de Prisca ou Priscille, femme d'Aquilas, qui dans deux cas, de manière surprenante, est mentionnée avant son mari (cf. Ac 18, 18 ; Rm 16, 3) : l'une et l'autre sont cependant explicitement qualifiés par Paul comme ses sun-ergoús « collaborateurs » (Rm 16, 3). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains autres faits ne peuvent pas être négligés. Il faut prendre acte, par exemple, que la brève Lettre à Philémon est en réalité également adressée par Paul à une femme appelée « Apphia » (cf. Ph 2). Des traductions latines et syriaques du texte grec ajoutent à ce nom « Apphia », l'appellation de « soror carissima » (ibid.), et l'on doit dire que dans la communauté de Colosse, celle-ci devait occuper une place importante ; quoi qu'il en soit, c'est l'unique femme mentionnée par Paul parmi les destinataires d'une de ses lettres. Ailleurs, l'Apôtre mentionne une certaine « Phébée », qualifiée comme diákonos de l'Eglise de Cencrées, petite ville portuaire située à l'est de Corinthe (cf. Rm 16, 1-2). Bien que le titre, à cette époque, n'ait pas encore de valeur ministérielle spécifique de type hiérarchique, il exprime un véritable exercice de responsabilité de la part de cette femme en faveur de cette communauté chrétienne. Paul recommande de la recevoir cordialement et de l'assister « en toute affaire où elle ait besoin », puis il ajoute: « car elle a pris soin de beaucoup de gens, et de moi aussi ». Dans le même contexte épistolaire, l'Apôtre rappelle avec des accents délicats d'autres noms de femmes : une certaine Marie, puis Tryphène, Tryphose et la « très chère » Persis, en plus de Julie, dont il écrit ouvertement qu'elles se sont « donnés beaucoup de peine dans le Seigneur » ou « qui se donnent de la peine dans le Seigneur » (Rm 16, 6.12a.12b.15), soulignant ainsi leur profond engagement ecclésial. Dans l'Eglise de Philippes se distinguèrent ensuite deux femmes appelées « Evodie et Synthykhé » (Ph 4, 2): le rappel que Paul fait de leur concorde réciproque laisse entendre que les deux femmes assuraient une fonction importante au sein de cette communauté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, l'histoire du christianisme aurait eu un développement bien différent s'il n'y avait pas eu le généreux apport de nombreuses femmes. C'est pourquoi, comme l'écrivit mon cher prédécesseur Jean-Paul II dans la Lettre apostolique Mulieris dignitatem, « L'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles... L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du “génie” féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations ; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine » (n. 31). Comme on le voit, l'éloge concerne les femmes au cours de l'histoire de l'Eglise et il est exprimé au nom de la communauté ecclésiale tout entière. Nous nous unissons nous aussi à cette appréciation en rendant grâce au Seigneur, car Il conduit son Eglise, génération après génération, en s'appuyant indistinctement sur des hommes et des femmes, qui savent faire fructifier leur foi et leur baptême pour le bien du Corps ecclésial tout entier, pour la plus grande gloire de Dieu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-5416378535211688155?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/5416378535211688155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=5416378535211688155' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/5416378535211688155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/5416378535211688155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_02_01_archive.html#5416378535211688155' title='Le rôle des femmes dans l’Eglise'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-8845455870498652702</id><published>2007-02-17T19:05:00.000-08:00</published><updated>2007-02-17T19:10:24.926-08:00</updated><title type='text'>Prière à la Vierge Marie composée par Benoît XVI pour les jeunes</title><content type='html'>« Marie, Mère du « oui », tu as écouté Jésus,&lt;br /&gt;Et tu connais le timbre de sa voix et le battement de son cœur. &lt;br /&gt;Etoile du matin, parle-nous de Lui&lt;br /&gt;Et raconte-nous ton chemin pour le suivre dans le chemin de la foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, toi qui à Nazareth as habité avec Jésus,&lt;br /&gt;Imprime tes sentiments dans notre vie,&lt;br /&gt;Ta docilité, ton silence qui écoute&lt;br /&gt;Et fait fleurir la Parole en choix de vraie liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, parle-nous de Jésus, pour que la fraîcheur de notre foi&lt;br /&gt;Brille dans nos yeux et réchauffe le cœur de ceux qui nous rencontrent, &lt;br /&gt;Comme tu l’as fait en rendant visite à Elisabeth&lt;br /&gt;Qui dans sa vieillesse s’est réjouie avec toi du don de la vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, Vierge du « Magnificat »,&lt;br /&gt;Aide-nous à apporter au monde la joie et, comme à Cana,&lt;br /&gt;Incite chaque jeune, engagé dans le service de ses frères&lt;br /&gt;A faire seulement ce que Jésus dira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, pose ton regard sur l’Agora des jeunes,&lt;br /&gt;Pour qu’elle soit le terrain fécond de l’Eglise italienne. &lt;br /&gt;Prie pour que Jésus, mort et ressuscité, renaisse en nous&lt;br /&gt;Et nous transforme en une nuit pleine de lumière, pleine de Lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie, Vierge de Lorette, porte du ciel, &lt;br /&gt;Aide-nous à élever notre regard.&lt;br /&gt;Nous voulons voir Jésus. Parler avec Lui.&lt;br /&gt;Annoncer à tous son amour ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-8845455870498652702?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/8845455870498652702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=8845455870498652702' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8845455870498652702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/8845455870498652702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_02_01_archive.html#8845455870498652702' title='Prière à la Vierge Marie composée par Benoît XVI pour les jeunes'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-116768929776704129</id><published>2007-01-01T14:06:00.001-08:00</published><updated>2008-10-22T10:59:03.235-07:00</updated><title type='text'>Marie, Mère de Dieu</title><content type='html'>Un recul historique s’impose pour mieux nous situer dans l’événement de la maternité divine de Marie et celui de son Annonciation (expression utilisée par la tradition de l’Église pour commémorer la visite de l’ange Gabriel annonçant à Marie qu’elle serait la mère de Dieu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est peut-être autour du 19ième siècle avant JC qu’Abraham reçoit sa vocation (cf. Gn. 12, 1-3). Yahvé lui demande de quitter son pays, sa famille et la maison de son père en promettant de faire de lui une grande nation. Abraham obéit et c’est le début de l’aventure du peuple choisi, le peuple juif, béni par Dieu, qui devra atteindre la terre promise, et de qui naîtra le Messie annoncé et prophétisé depuis des siècles (cf. Gn.. 49, 10; Nb. 24, 17; Is. 6, 9-10; 9, 6; 11, 2-4; 35, 4-7; 40, 3-5; 61, 1-2; Dn. 9; 2; 2S. 7, 12-13; Mi.. 5, 2; etc.). Parmi les prophéties, celle d’ Isaïe annonçant qu’une vierge va concevoir et enfanter un fils qui sera nommé Emmanuel (cf. Is. 7, 14).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques 18 siècles plus tard, vers 6 av. JC, une jeune fille, va devenir la protagoniste de l’histoire de l’humanité. Elle est originaire de Nazareth, descendante de la tribu de David, et vit sous le règne d’Hérode-le-Grand, roi de Judée.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Le « oui » de Marie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire sacrée nous parle d’une Vierge juive d’environ 16 ans nommée Marie, Myriam en hébreu, qui reçoit la visite de l’ange Gabriel, un messager de Dieu (cf. Lc 1, 26-38). Le Seigneur a pensé à elle de toute éternité pour qu’elle soit la mère du Messie, Celui que le peuple juif attend avec chaque fois plus d’ardeur et d’impatience. Semblable en apparence à toutes les jeunes filles de son peuple, elle reçoit l’annonce qu’elle deviendra la Mère du Rédempteur. Celui qui vient nous sauver du péché transmis à tous les humains par nos premiers parents dans l’humanité, Adam et Ève. C’est le péché originel, un péché comparable à une déficience génétique qui s’étend à toutes les générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle écoute attentivement et avec une ineffable émotion le message de l’ange et comprend que Dieu lui demande son consentement. Il fait avec Marie, ce qu’Il fait avec chaque personne. Il se présente et espère être reçu avec reconnaissance et humilité. Il n’enlève jamais sa liberté à l’être humain qu’Il a créé libre. Dieu ne s’impose pas; Il propose (cf. Lettre Apostolique Dignité et vocation de la femme, n. 4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse de Marie est conforme aux dispositions qu’Elle a alimentées dans son cœur depuis l’âge des premiers raisonnements. Elle manifeste une ouverture totale au plan de Dieu en posant la question la plus pertinente et la plus intelligente possible devant l’offre qui lui est faite : « Comment cela se fera t-il, puisque je ne connais point d’homme? » (Lc 1, 31-37). Fiancée à Joseph, elle a promis à Dieu de demeurer vierge, et elle sait dans son cœur que Dieu a accepté ce don. Joseph est conscient de cette promesse. L’ange explique à Marie « l’Esprit Saint viendra sur vous, et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de vous sera appelé Fils de Dieu» (Lc 1, 35).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie a l’habitude de la prière, du dialogue avec Dieu, elle n’a pas besoin de plus d’explications. Elle comprend l’essentiel, et c’est suffisant pour accepter ce qui lui est demandé. Voilà que vient le « oui », le « fiat »: « Marie dit alors : Voici la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon votre parole » ( Lc 1, 38).&lt;br /&gt;Grâce à sa foi, sa générosité et son humilité « Le Verbe s’est fait chair » et « Il habita parmi nous » (Jn 1, 14).&lt;br /&gt;Ce « oui » est le prélude à une ère nouvelle. À partir de ce moment, les Écritures parlent de la « plénitude des temps ». Dieu s’y révèlera lui-même, et non par l’intermédiaire des prophètes (cf. Hb 1, 1-2). La plénitude de la Révélation est accomplie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Marie, Mère de Dieu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle de Marie en tant que Mère du Sauveur ne s’arrête pas à la naissance de son Fils. Elle continuera sa mission de mère jusqu’aux derniers moments de la vie de Jésus sur terre ainsi qu’après sa mort. Pendant les 33 ans de la vie de Jésus-Christ, durant les différentes étapes de cette vie (enfance, adolescence, âge adulte). Elle aura envers lui les mêmes soins que toute mère prodigue envers son enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dernier moment de sa vie sur terre, déjà cloué à la Croix, Son Fils lui demande une dernière faveur, celle de devenir la mère de tous les humains. « Femme voici ton fils» (Jn 19, 26). Ce fils, Jean, est le disciple bien aimé du Christ et la tradition de l’Église a compris qu’il représente l’humanité (Encycl. Mère du Rédempteur, n. 23). C’est pourquoi Marie est appelée Mère de l’humanité, Mère des croyants et Mère de l’Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marie, représentante de la femme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Marie, femme avant tout, se trouve au centre de la plénitude des temps (Lettre apostolique Dignité et vocation de la femme, n. 3). Le mot « femme » est utilisé par Jésus (cf. Jn 2, 4; 19, 26) et par St-Paul (cf. Gal, 4, 4) quand ils font référence à Marie. Jean-Paul II en établit une concordance avec les paroles de Gn 3, 15 : « entre toi (le serpent) et la femme je mettrai la haine (…). Celle-ci te blessera à la tête, et toi tu la blesseras au talon »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La proclamation de la dignité de la femme a un solide fondement en Marie qui a toujours eu une place importante dans le christianisme. Cette dignité est celle de toute personne appelée à l’union à Dieu par Jésus-Christ, tant sur terre que dans l’éternité (cf. Lettre Apostolique, Dignité et vocation de la femme, n, 4).&lt;br /&gt;Marie, en devenant la Mère de Dieu, a expérimenté cette union au plus haut degré. Pour JP II, l’événement de Nazareth met en relief une forme d’union à Dieu qui ne peut se réaliser qu’en la femme, en Marie : l’union entre la mère et son fils (idem). Le corps du Dieu-Homme se forme dans les entrailles de Marie. Aucune union plus grande ne peut exister entre Dieu et une nature humaine après celle en Jésus-Christ lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la maternité de Marie, celle de toute femme est ennoblie de façon infinie puisque Dieu, l’Alpha et l’Oméga (cf. Ap. 1, 8), a choisi de se soumettre aux mêmes conditions que tout être humain. Le corps du Dieu-Homme se forme dans les entrailles de Marie.&lt;br /&gt;En Marie, on entrevoit que la femme et la maternité sont des pivots importants sur lesquels Dieu a voulu s’appuyer pour sauver le genre humain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-116768929776704129?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/116768929776704129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=116768929776704129' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/116768929776704129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/116768929776704129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2007_01_01_archive.html#116768929776704129' title='Marie, Mère de Dieu'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-116690527995775261</id><published>2006-12-23T12:15:00.000-08:00</published><updated>2007-01-06T19:13:39.553-08:00</updated><title type='text'>D'autres femmes de l'Evangile</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Je les laisse se présenter elles-mêmes…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elizabeth, cousine de Marie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ma vie est très liée à celle de la Vierge Marie. D’abord parce que nous sommes cousines, mais surtout parce que notre vocation fut de mettre au monde deux êtres extraordinaires: Jean Baptiste (le Précurseur, celui qui annonça et prépara ses contemporains à la venue du Christ) et Jésus-Christ, le Messie, le Fils du Très Haut, celui qui fut annoncé par les prophètes. Dieu est intervenu d’une façon mystérieuse dans nos vies. Marie conçut miraculeusement, sans l’intervention d’un homme. Moi, stérile et déjà avancée en âge, comme mon mari Zacharie, je n’espérais plus avoir un enfant. Mais, comme l’ange l'expliqua à Marie « rien n’est impossible à Dieu » (St Luc, 1, 37).J’ai donc eu l’honneur de recevoir Marie chez moi durant 3 mois, car dès qu’elle apprit que j’attendais un enfant, elle vint en toute hâte me visiter. Lorsqu’elle arriva, je sentis quelque chose de spécial à l’intérieur de moi et je compris que Marie portait le Seigneur en elle. D’une certaine façon, le Saint- Esprit me poussa à dire « bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement des promesses qui lui ont été transmises de la part du Seigneur ». Après cela, Marie récita le Magnificat, qui a été déclamé et chanté durant les derniers vingt siècles. C’est un appel à entrer dans la logique de Dieu, qui est très différente de la nôtre. Ça vaut la peine de le lire. Tu peux le trouver dans l’Évangile de St Luc 1, 46-56.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Référence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Lc 1, 39-56&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marie Madeleine ou Marie de Magdala&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il fut beaucoup question de moi tout au long de l’histoire, mais jamais autant que dans les derniers temps. Je suis devenue une grande célébrité!&lt;br /&gt;En effet, j’eus la chance d’être très proche du Seigneur, pour le servir. Délivrée de sept démons par Jésus-Christ, je lui ai dédié ma vie et l’ai suivi en l'assistant matériellement dans tous ses déplacements.&lt;br /&gt;J’ai été une des premières à être témoin de la Résurrection du Christ. Il m’est apparu probablement juste après sa Mère. Pour cette raison, je suis considérée comme la «Disciple des disciples». En effet, le matin du jour de la Résurrection je suis allée, avec d’autres femmes venues de la Galilée, au sépulcre lorsqu’il faisait encore noir. Nous voulions rendre un dernier service au corps du Seigneur en apportant des aromates et des parfums. Lorsque nous sommes arrivées la pierre du tombeau était déplacée et nous pensions que le corps du Seigneur avait été enlevé. Totalement déboussolées, nous sommes allées aviser les disciples. Je suis ensuite retournée au même endroit; je ne pouvais arrêter de pleurer.&lt;br /&gt;Après avoir parlé à deux anges qui se trouvaient à l’endroit où se trouvait le corps de Jésus, je l’aperçus sans savoir que c’était Lui. C’est seulement lorsqu’il prononça mon nom « Marie » que je le reconnus par sa voix remplie d’affection.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Mt 28, 1-15; Mc 16, 9-11; Lc 8, 1-3; Lc 24, 1-12; Jn 12, 1-11; 20, 1-18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marie de Cléophas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu le privilège d’être aux côtés de la Mère de Jésus plusieurs fois. Mais les moments cruciaux de ma relation avec le Christ furent ceux de sa Passion et de sa mort sur la Croix. Ce furent des moments de souffrance indicible, indescriptible, mais aussi emprunts d’une immense sérénité. Nous nous sentions soutenues par Celui qui était en train de mourir. Nous aurions voulu le descendre de la Croix mais Marie, sans rien dire, nous faisait comprendre que ce n’était pas l’attitude à adopter. Nous la regardions souffrir en silence, et nous nous unissions à sa prière, à son angoisse, à son union parfaite à la Volonté de Son Fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Référence&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Jn 19, 25-27&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marthe et Marie, sœurs de Lazare&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu l’honneur de recevoir Jésus-Christ très souvent dans notre maison. Nous avons souvent pensé que c’était un petit oasis pour Lui, une sorte de spa. Il venait nous visiter pour reprendre des forces. Il arrivait chez nous épuisé par ses nombreux déplacements –ces derniers se faisaient à pied dans ce temps-là- et il n’était jamais seul. Très souvent, il n’avait même pas le temps de manger. Lorsqu’Il arrivait à la maison, ma sœur Marthe se précipitait à préparer le repas, tandis que je restais figée devant lui pour ne perdre aucune de ses paroles, aucun de ses gestes. C’est ce que le Christ attendait de moi. Il a d'ailleurs voulu corriger chez ma sœur l’importance qu’elle accordait aux choses matérielles de la maison plutôt que de prendre le temps de parler avec Lui. Marthe a fait l’erreur d’alimenter intérieurement un sentiment de victime plutôt que de service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions toutes deux une grande affection pour Jésus. Nous aurions fait n’importe quoi pour Lui. Suite à nos prières, nous lui avons été infiniment reconnaissantes d’avoir ramené miraculeusement à la vie, notre frère Lazare alors qu’il avait été déclaré mort. Nous savions qu’Il était investi d’un pouvoir divin et qu’Il pouvait faire des miracles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi Marie, j’ai eu le privilège de manifester mon amour pour le Christ d’une façon très particulière. Aux yeux humains, mon geste a paru une vraie folie et pour les plus matérialistes, il a été vu comme un grand gaspillage. J'ai versé sur la tête du Christ un parfum de grande valeur lors d’un repas organisé en son honneur. Devant des invités critiques, Jésus leur expliqua la portée de mon geste posé en vue de sa sépulture. Judas le traître était présent à ce repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Références&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Lc 10, 38-42; Jn 11, 1-44; 12, 1-11&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-116690527995775261?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/116690527995775261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=116690527995775261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/116690527995775261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/116690527995775261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2006_12_01_archive.html#116690527995775261' title='D&apos;autres femmes de l&apos;Evangile'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29626595.post-115015830826156120</id><published>2006-06-12T17:19:00.000-07:00</published><updated>2006-07-08T17:40:12.730-07:00</updated><title type='text'>Marie, une femme -quelle Femme!</title><content type='html'>Par Monique David&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on parle de Marie, il nous vient toutes sortes d’images dans la tête, la plupart empruntées aux statues plâtrées couleur pastel de quelques églises. On se l’imagine recroquevillée, toujours en pleurs, terne, sans énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je te dis que c’est le chef-d’œuvre de Dieu, déjà cela nous met sur une autre longueur d'onde. Dieu a fait ce qu'Il avait le pouvoir de faire et que nous aurions fait si nous en avions eu la chance: penser à la meilleure mère au monde et lui donner la vie. ll l'a créée sans défaut, sans souillure. Toute cette richesse en Marie a été canalisée à aimer Dieu et les autres. Il faut être disposé à faire un bon exercice intellectuel et surtout un bon nettoyage dans notre imagination pour arriver à s’approcher de cette réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, n'oublie pas qu'Elle avait autour de 16-17 ans lorsque l'ange Gabriel lui annonça qu'Elle donnerait naissance au Fils du Très-Haut et qu'il règnerait sur la maison de Jacob à jamais, et que son règne n'aurait pas de fin (St Luc 1, 31-34).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commence à t’imaginer cette femme,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la plus belle intérieurement,&lt;br /&gt;la plus douce,&lt;br /&gt;la plus maternelle,&lt;br /&gt;la plus forte moralement,&lt;br /&gt;la plus mûre,&lt;br /&gt;celle qui a le plus aimé au monde,&lt;br /&gt;et celle qui a le plus souffert à cause de son amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, si tu veux comprendre un peu plus sa souffrance, je te transcris une partie du Stabat Mater que l'on attribue à Jacopone da Todi (1228-1306):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Debout se tenait la Mère douloureuse, auprès de la croix, toute en larmes, tandis que son Fils y pendait.&lt;br /&gt;Son âme gémissante, contristée et dolente, fut percée d'un glaive.&lt;br /&gt;O que triste et affligée fut cette Mère bénie d'un Fils unique.&lt;br /&gt;Elle gémissait et souffrait, la tendre Mère, à la vue des peines de son glorieux Fils.&lt;br /&gt;Quel est l'homme qui ne pleurerait, s'il voyait la Mère du Christ dans un tel supplice?&lt;br /&gt;Qui pourrait n'être pas contristé en contemplant cette Mère, souffrant avec son Fils? (...) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu commences à t'approcher de la vraie Marie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme la plus généreuse, la plus cohérente, fidèle et loyale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle qui a renouvelé sans cesse son oui total, sans fissure, du début, sans savoir toutes les conséquences que cela allait comporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle qui a accepté de prendre l’Église sur ses épaules. Où je puise cela? Tu te rappelles des paroles du Christ à sa Mère du haut de la Croix: "Femme, voici ton fils"(St Jean 19, 26). Ce fils était Jean, son disciple préféré, et il représentait tous les membres de l'Église naissante et à venir. Marie a maintenant autour de 49 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle qui est décrite dans l’Apocalypse « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune à ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête (Ap, 12, 1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Femme par excellence, je te la présente, c’est la Ste Vierge, ta Mère dans la foi. Celle qui prend soin de tous ses enfants avec le même amour et la même tendresse qu’Elle l’a fait pour son Fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas surprenant que Jean-Paul II lors d’un voyage en Pologne lui ait adressé ces paroles :« Je te consacre toute l’Église, où qu’elle se trouve, jusqu’aux extrémités de la terre! Je te consacre l’humanité; je te consacre tous les hommes, mes frères. Tous les peuples et toutes les nations. Je te consacre l’Europe et tous les continents. Je te consacre Rome et la Pologne unies, à travers ton serviteur, par un lien nouveau d’amour. Mère, accepte! Mère, ne nous abandonne pas! Mère, guide-nous!" (Jean-Paul II, Allocution lors de départ du sanctuaire de Jasna Gora).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29626595-115015830826156120?l=moniquedavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://moniquedavid.blogspot.com/feeds/115015830826156120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29626595&amp;postID=115015830826156120' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/115015830826156120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29626595/posts/default/115015830826156120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://moniquedavid.blogspot.com/2006_06_01_archive.html#115015830826156120' title='Marie, une femme -quelle Femme!'/><author><name>Monique David</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12520486174506312234</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
